Le 17 mai 2025, à Catch One à Los Angeles, f5ve signait une première date US sold out. La soirée était organisée avec l’exceptionnel Subculture, le collectif le plus actif sur la scène alternative aux États‑Unis, connu pour ses lineups hybrides et son sens du club comme berceau de culture, et toutes les cultures, là où tout est permis. Rater ce moment magique ? Pour la DL Team, c’était hors de question ! Merci f5ve et SCLT !

D’anime pop à party girl
f5ve, c’est un groupe japonais qui a compris très tôt qu’un concept ne suffit pas, il faut une cohérence totale. Rebrandées en avril 2024, après une première vie sous le nom SG5 et un imaginaire plus “anime pop”, Sayaka, Kaede, Ruri, Miyuu et Rui ont basculé dans une esthétique underground et “party‑girl”. Sur le papier, elles pourraient passer pour des rookies. Dans les faits, elles sont des idols formées au sein de LDH, et ça se voit dans la tenue de scène, la précision, la manière de gérer une salle.

Une salle déjà pleine avant l’heure
Le détail qui dit tout, c’est l’attente. Leur passage était annoncé à 1 h du matin, un horaire qui, normalement, trie le public. Ici, il a fait l’inverse. Les fans, les hi‑5, ont patienté pendant des heures, certains portant déjà le t‑shirt “FLOP ERA” associé à Sayaka, comme un signe de ralliement. À l’extérieur, le merch s’est évaporé trop vite, au point que le groupe a reconnu après coup ne pas avoir prévu assez de stock. Cet accident logistique en dit long, f5ve a déjà une communauté forte, portée par des réseaux en ligne, des publics queer, des fans de K‑pop et des amateurs de hyperpop qui reconnaissent immédiatement les codes.

Une entrée en matière ‘in media res’
Elles arrivent à l’heure, ouvrent avec “UFO”, et la salle est enfin en émoi. Les tenues, noir, blanc, rouge, jouent une nostalgie 2000s volontairement “off‑the‑rack”. C’est là que f5ve est supérieur, elles ne cherchent pas la perfection luxueuse, elles cherchent la justesse d’une époque, le côté propre et dirty en même temps, le glamour qui a frotté le bitume. N’est-ce pas le principe de l’alt?
Musicalement, c’est un hyperpop irréprochable. Leur album Sequence 01 sert de colonne vertébrale, et la salle connaît déjà les paroles. Nous avec ! La production exécutive de BloodPop se ressent dans cette capacité à rendre l’excès accessible, à transformer une énergie “too much” en forme pop. Sur scène, f5ve ne joue pas à être “unserious queens”. Elles jouent sérieusement, avec une joie honnête, celle des artistes qui aiment vraiment la scène.

Une setlist endiablée
Le set enchaîne. Deux titres ont eu un statut particulier, les versions live de “Real Girl” et “Bow Chika Wow Wow”, où le groupe mesure toute leur popularité aux US sur des morceaux encore “neufs” au final.
Pour la fin, un remix de “UFO”, et l’apparition surprise de Dorian Electra et Count Baldor. La salle, déjà pleine à craquer, passe encore à un autre niveau d’intensité.

Subculture, meilleur organisateur de soirées alt
Ce qui rend cette date importante, c’est aussi ce qu’elle dit de Subculture. Subculture Party s’impose comme un organisateur central des nuits alternatives aux États‑Unis, capable de faire cohabiter des publics, des esthétiques, des genres. Ce soir‑là, pendant que f5ve retournait la main room, un autre espace vibrait en parallèle, avec underscores et umru en extended set autour de leur single “PopLife”. Deux pièces d’un même puzzle, une pop qui se nourrit de glitch, d’euphorie, de trop‑plein, et qui l’assume pleinement. On a-do-re ! Et bien sûr, seul Subculture était capable d’y donner vie avec autant de glitter !

Coordination & contenu médiatique : Demona Lauren
Photographie : Bella Lee, DL Team

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Posted by:Demona Lauren

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